Mon premier est une balade éclairée par la lumière de la lune (sans frontale, vous l’avez compris).

Mon deuxième est une découverte inattendue des couleurs de la nuit (spoiler : ce n’est pas tout noir).

Mon troisième est une marche hivernale d’une heure et demie dans les alpages du Gantrisch.

Mon quatrième désigne deux guides très sympa, avec pleins de bons conseils et d’anecdotes.

Mon cinquième est une pluie de rires dans la neige fraîche.

Mon tout ? La sortie raquettes-fondue d’Unisport. Et clairement, elle vaut le détour.

 

Le concept est simple : on laisse les lampes frontales au fond du sac et on fait confiance à nos yeux. Après quelques minutes d’hésitation, la magie opère. Le bleu devient argenté, les ombres se dessinent, la neige reflète la lumière de la lune. On réalise qu’on voit (beaucoup) mieux que prévu. L’ambiance devient presque irréelle, silencieuse, enveloppante.

Le parcours, accessible même aux débutant.e.s, serpente entre la forêt et l’alpage. Pas besoin d’être un.e professionnel.le de la raquette : l’initiation se fait presque instinctivement. On apprend à trouver son rythme, à poser le pied correctement, à écouter la neige crisser sous nos pas. Et surtout, on discute, on rigole, on partage ce moment un peu hors du temps.

Et puis, après l’effort, le réconfort : la fameuse fondue. Chaleur, fromage, tables conviviales, l’atmosphère se réchauffe et les rires résonnent de plus belle.

Finalement, ce n’est pas seulement une sortie sportive. C’est une parenthèse. Une manière différente de découvrir la montagne, nos ami.e.s… et la nuit.

La prochaine fois que vous voyez « raquettes-fondue » dans le programme d’Unisport, vous saurez quoi faire !

Texte : Marie Sciboz