Résumé
Dans les années huitante post-guerre au Vietnam, Khang, un homme cultivé d’une trentaine d’années qui a étudié le français s’installe au Sud du Vietnam, à Saïgon, pour y traduire le livre Le petit prince. Il emménage dans une sorte de petit immeuble ou tout le monde vit en communauté. Dès son arrivée, il remarque Ky Nam, une femme mystérieuse, cuisinière qui possède un service de livraison de plats et qui se blesse à la main. Il décide alors de l’aider et très vite le protagoniste commence à s’y plaire et des liens se créent entre eux.
Mot du réalisateur
Leon Le, le réalisateur présent dans la salle de cinéma lors de la projection dans le cadre du FIFF, a expliqué à quel point la culture française avait marqué le Vietnam. Dans le pays colonisé par la France durant près de cent ans, le livre de Saint-Exupéry lui a paru comme une évidence. Il n’est pas trop long, tout comme la durée du récit, et surtout, il démontre bien l’héritage français au Vietnam. Tout comme Ky Nam, ses parents lisaient aussi des romans comme celui-ci ou ceux de Camus à l’école.

Impressions
Dès les premières secondes du film, on se retrouve plongé dans une atmosphère vintage et poétique. Une machine à écrire, un vinyle qui fait tourner une musique qui rythme le quotidien de tous, des regards qui portent de lourds passés, une jeunesse qui rêve d’ailleurs et une lumière vive et colorée qui rend la lourdeur des vécus un peu plus légère. L’ambiance nous fait presque ressentir la chaleur humide du sud et sentir les odeurs des repas que Ky Nam prépare. Et puis la douceur des personnages nous donne envie d’en savoir encore plus, si bien qu’on ne voit pas le temps passer.
