Véritable « Feel-Good movie », DJ Ahmet aborde avec humour et délicatesse des thèmes universels tels que : le premier amour, la recherche d’émancipation et de liberté à l’adolescence ainsi que les relations, parfois compliquées, entre enfants et parents.

DJ Ahmet (2025)

Ce film raconte l’histoire d’Ahmet, un jeune berger macédonien. Il vit seul avec son père et son petit frère, Naim, qui a arrêté de parler après le décès de sa mère. L’atmosphère chez lui est assez lourde puisqu’ils ne parlent pas de leur vécu entre eux. Ahmet tombe amoureux d’Aya, une jeune fille qui prépare son mariage sous la surveillance de sa grand-mère et de son père. Celle-ci veut participer à un concours de danse pour pouvoir y échapper. Ahmet va donc l’aider en faisant de la musique pour ses répétitions. Cela va provoquer de nombreuses réactions et péripéties.

La musique occupe une place centrale dans le film. Elle semble être à la fois l’échappatoire et la solution aux problèmes des personnages. Cela rend le film joyeux et plaisant à regarder tout en permettant de traiter les sujets sérieux avec une certaine légèreté.

Bien qu’il n’apporte pas d’idée originale et qu’il suive un scénario plutôt prévisible, le film parvient à emporter le public en créant un intérêt, voire un attachement pour les personnages. Quelques blagues bien tournées, comme en témoignent les rires dans la salle, contribuent à rendre le film intéressant. On passe donc un bon moment, sans pour autant être totalement transporté par le film. Malgré tout, il vaut le détour et ne manquera certainement pas de vous toucher et de vous faire rire !

En effet, le film semble beaucoup plaire au public puisqu’il a reçu l’ « Audience Award » lors de cette édition du FIFF, qui a eu lieu du 20 au 29 mars. Il avait aussi reçu le prix du public au Festival de cinéma de Sundance l’année dernière.

Retrouvez ici le micro-trottoir de Tina et Noa d’Unimix sur le film Divine Comedy. Ce film iranien a été censuré dans son pays et montre précisément les difficultés d’un producteur face à la censure en Iran. Bien qu’ayant une tonalité plus sérieuse, il rejoint certains thèmes abordés dans DJ Ahmet, comme la recherche de liberté ou les possibles difficultés à s’opposer à un système établi. Dans les deux films, on voit l’importance de pouvoir s’exprimer comme on le souhaite, sans restriction.

Texte : Céline Biselx

Image : Wikipédia