Nouvelle saison, nouvelles régulations. Alors qu’une onzième écurie apparaît sur la grille, la Formule 1 connaît les plus gros changements techniques de son histoire. Une saison 2026 qui a débuté en mars à Melbourne en Australie et qui promet son lot de bouleversements.

Du sport et de la politique

Courte merci pour le nouveau champion du monde Lando Norris, car la saison de Formule 1 vient d’être lancée et avec elle, son championnat. Autrement plus important, l’année 2026 est porteuse des nouvelles réglementations techniques pour les voitures. Du jamais vu dans ce sport.

L’entièreté du projet est décrite par les médias automobiles comme ambitieuse, mais surtout et principalement comme politique. Les anciennes saisons, jugées trop fermées et prévisibles par la Fédération internationale de l’Automobile (FIA), ont mené à une redynamisation et une réforme complète.

La FIA profite de l’engouement et de la nouvelle popularité du sport pour attirer de nouveaux constructeurs, accompagnés de leurs financements. Effectivement, la popularité du sport n’a fait que grimper en flèche, comme en témoigne le nombre de téléspectateurs de ces dernières années. Les fans ont donc pu retrouver en mars le nouveau constructeur Cadillac dans le paddock avec ses deux pilotes supplémentaires. Anciennement Sauber, l’écurie suisse a également laissé sa place à Audi.

Avec l’ajout des deux nouveaux pilotes Cadillac, Sergio Pérez et Valterri Bottas, ce sont 22 voitures qui prennent place sur la grille de départ.

Appuie sur le champignon !

Mais la plus grosse nouveauté est le moteur. Dorénavant 50% thermique et 50% électrique, il permet une conduite plus active pour les pilotes. Il explique aussi l’apparition des modes Boost et Overtake. Fini le mode DRS qui permettait aux pilotes de réduire la surface de résistance de leurs ailerons sur certaines parties de la piste. Cette fois, les pilotes pourront déployer l’entièreté de leur puissance moteur afin de livrer bataille.

Charles Leclerc, pilote monégasque, a même affirmé, à la radio, à son équipe que c’était « comme le champignon de Mario Kart ». Cette nouveauté n’est par contre pas infinie. Le nouveau mode implique un choix stratégique du pilote. Directement liée à la puissance disponible, la gestion de la batterie jouera dorénavant un rôle central lors des courses.

Plus rapides, plus agiles, mais surtout plus difficiles à conduire, les nouvelles voitures ont été quasiment reconstruite de zéro. Leur aérodynamique a par exemple été revue dans son ensemble, plus particulièrement les configurations des ailerons avant et arrière. Cette partie de la voiture est d’ailleurs bien connue pour influencer de manières drastique le pilotage et l’adhésion des voitures.

Les nouveaux modes peuvent être enclenchés par des boutons spéciaux présents sur le volant de chaque voiture

Pour l’instant, Mercedes et la Scuderia Ferrari sont parties de bonne voie pour le championnat.  Écuries déjà importantes auparavant, elles ont toute deux marqué le pas lors des essais du début de saison, ainsi qu’au deux premiers Grand prix. Les deux victoires de Mercedes, suivie de près dans les points par les Italiens, nous promettent une belle saison à venir.

Texte : Marie Sciboz

Images : Formula1.com