
Avez-vous déjà rêvé, ou plutôt cauchemardé, que vous étiez enfermés quelque part sans aucune possibilité d’en sortir ? C’est exactement ce qui arrive dans Claustro, un film kazakh présenté pour sa première suisse au FIFF.
Max et Kema se retrouvent enfermés dans un appartement dont les pièces bougent toutes seules. Il leur est impossible de sortir ou de contacter des gens à l’extérieur. Ils découvrent peu à peu qu’ils ne sont pas seuls dans cet appartement. En effet, il est hanté par des fantômes liés à des événements horribles qui s’y sont produits dans le passé. Max et Kema devront donc comprendre et résoudre ce qui est arrivé pour pouvoir sortir. Pour cela, Max va peu à peu apprendre à connaître les fantômes et leur passé.
Globalement, le film fonctionne bien. On ressent vraiment le sentiment de tension et la pression qui règne dans l’appartement ainsi que l’angoisse croissante des deux personnages. Mais le film n’est pas centré uniquement sur des éléments d’horreur. Il montre aussi l’évolution de la relation entre Max et Kema. Cela apporte un peu de légèreté et permet au public de se détendre entre deux scènes. L’histoire prend une direction plutôt surprenante et on ne sait pas à quoi s’attendre jusqu’au dénouement. On se laisse ainsi emmener par le film jusqu’à la fin. Les changements de lieu et d’époque apportent un certain rythme et permettent de sortir d’une ambiance qui deviendrait trop oppressante.
Mais cela rend aussi l’histoire difficile à suivre. Les événements passés et présents semblent se mélanger et il est difficile de savoir quand les choses se sont produites et dans quel ordre. Cela rend l’histoire moins intéressante et sa compréhension moins évidente. La fin est aussi décevante et, à mon avis, peu convaincante. Tout le reste de l’histoire se passe assez lentement et on est comme précipité vers le dénouement, sans vraie explication. Le dénouement semble avoir été ajouté par après, sans chercher de réelle cohérence avec le reste du film, comme si celui-ci devait se terminer le plus vite possible.
En un mot : un bon film d’horreur mais qui aurait pu être mieux raconté et avoir une fin plus cohérente.
